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Besnoitiose : le GDS répond à vos questions

mis en ligne le 16 avril 2019 - Franche-Comté

« J’ai repéré dans mon troupeau deux animaux qui s’isolent. Après un épisode d’hyperthermie, ils ont maintenant la tête gonflée et leurs yeux larmoient. L’un d’entre eux a le fanon gonflé et marche difficilement. Leur peau est douloureuse et chaude au toucher. Ils sont sensibles à la lumière directe. Est-ce de la besnoitiose ? »

Ces signes, bien qu’inhabituels, évoquent plusieurs maladies présentes dans nos zones d’élevage, entre autres : la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine), la Besnoitiose, l’ehrlichiose (souvent nommée« piro blanche ») ou une photosensibilisation (« coup de soleil ») en phase aiguë.

A l’apparition de signes extérieurs, comme dans ce cas, le diagnostic est difficile mais il est essentiel pour la suite de la gestion de la pathologie dans le troupeau et collectivement dans la zone de pâturage.

Afin de faciliter les prélèvements et limiter la contagion, nous vous recommandons vivement :

  • d’isoler les animaux présentant des symptômes du reste du troupeau et des troupeaux voisins,
  • de contacter votre vétérinaire si cela n’a pas déjà été fait. Le diagnostic clinique du vétérinaire devra être complété par des analyses de laboratoire. Attention, une prise de sang trop précoce peut fausser le diagnostic : en Besnoitiose les tests sérologiques de laboratoire détectent la maladie à partir de 5 à 6 semaines après la contamination (les symptômes que vous venez d’observer traduisent une contamination datant de 1 à 3 semaines). En cas de résultat négatif malgré des symptômes caractéristiques, il est donc fortement recommandé de refaire un prélèvement 4 à 5 semaines après la première prise de sang.

Le diagnostic tombe : la sérologie Besnoitiose est positive. Une approche troupeau et une stratégie collective doit être mise en place avec l’aide de votre GDS et de votre vétérinaire.